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JEP 2026 : Re-création de bracelets gaulois en verre au Musée

Publié le 27 août 2026

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JEP 2026 : Re-création de bracelets gaulois en verre au Musée

Publié le 27 août 2026

Re-créer les bracelets gaulois, un défi technique bien relevé !

Saviez-vous que nos ancêtres celtes, les Gaulois, étaient amateurs de bijoux en verre et particulièrement de bracelets ? Et qu’ils savaient les fabriquer , bien avant que les Romains n’installent leur ateliers en Gaule.  Comment y arrive-t-on ?

La démonstration par le verrier Joël Clesse, commentée par l’archéologue Joëlle Rolland, donnera la réponse aux visiteurs du Musée, les 19 et 20 septembre lors des Journées du Patrimoine.

Cette animation exceptionnelle est en lien étroit avec l’exposition en cours « Re-créer, Archéologues et Verriers », à découvrir également à cette occasion. Joëlle Rolland et Joël Clesse y avaient contribué, permettant ainsi une approche de cette expérimentation au long cours.

Nous avions aussi eu le plaisir d’accueillir Joëlle Rolland pour une conférence fort appréciée le 21 mars dernier.

Horaires et tarifs

   Samedi 19 septembre de 10h à 12h    –     Dimanche 20 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h

   Entrée 8€ – Gratuit pour les adhérents et les – de 16 ans  (NB – notre musée, associatif, ne demande ni ne perçoit de subvention de fonctionnement)

En savoir plus sur les bracelets gaulois et nos invités

Les Gaulois et les bracelets

Au Ve siècle av. J.-C., les Gaulois inventent ce nouvel objet, dont ils furent les seuls à maîtriser les techniques pendant toute l’Antiquité : le bracelet en verre. Une couleur s’impose, le bleu, un bleu intense et lumineux qui va être rehaussé, au fil des savoirs- faire et des modes, par des ornements plus ou moins volumineux et colorés. La production s’intensifie à partir du IIIe siècle av. J.-C., mobilisant artisans spécialisés et réseaux d’échanges lointains.

Rencontres et expérimentations

En 2009, deux archéologues Joëlle Rolland et Yves Le Bechennec, également archéologue, font appel à deux artisans verriers, Joël Clesse et Stéphane Rivoal (Atelier Silicybine), pour tenter de les reproduire. Face aux problématiques techniques nombreuses, ce qui devait être une courte expérimentation s’est transformé pour Joël Clesse et Joëlle Rolland en une aventure de plus de 15 ans ! Pour dépasser le défi technique de réaliser un bracelet sans soudure visible, ils durent partir à la redécouverte de groupes d’artisans produisant encore ces objets au Népal, en Inde et au Nigéria. Et se lancer dans de nombreuses expérimentations.

Une équipe soudée

Joël Clesse, à la fois archiviste et verrier, travaille au sein de l’Atelier Silicybine en collaboration avec Stéphane Rivoal. Il se passionne très vite pour le verre archéologique et rejoint l’Association Française pour l’Archéologie du Verre en 2004. Il y rencontre le maître-verrier Allain Guillot auprès duquel il suit une formation. Depuis 2009, il expérimente les techniques de fabrication des bracelets en verre gaulois pour reconstituer les gestes des artisans.

Joëlle Rolland, archéologue et chercheuse au CNRS, est spécialiste de l’artisanat du verre de l’Europe celtique. Elle étudie les compositions des verres anciens pour retracer les réseaux d’échanges du verre à la fin du premier millénaire av. J.-C. ; elle travaille sur la place des objets dans les sociétés celtiques mais aussi sur la place des artisans et de leurs relations aux commanditaires et consommateurs de ces objets de prestige.

         Ensemble ils ont renouvelé notre perception de cet artisanat du verre entre le Ve et la fin du 1er siècle av. J.-C.

        Ce qu’ils en disent

Joël Clesse

« Avec les bracelets, j’ai découvert une nouvelle façon de travailler la matière, une nouvelle ergonomie de travail, de nouveaux gestes, l’usage de nouveaux outils. Il m’a fallu en quelque sorte désapprendre, oublier mes habitudes de verrier moderne, pour expérimenter et proposer de nouveaux modes opératoires. Les échanges soutenus – et critiques – avec les archéologues, se sont révélés essentiels pour la réussite de ce processus. »

Joëlle Rolland

« Pour un archéologue, il est impossible d’étudier seul les techniques du verre : ce sont des savoir-faire complexes qu’on ne peut vraiment appréhender qu’avec l’aide de ceux qui les pratiquent, d’autant plus quand on se confronte à des savoir-faire perdus »

Vitraux en lumière pour les Journées du Patrimoine
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