Une église primitive existait au 12e siècle. Plusieurs fois détruite, partiellement lors des guerres de religion, l’église dans sa forme actuelle a été reconstruite au 15e siècle en pierre de Savonnières (carrières dans le sud de la Meuse). Elle est constituée d’une nef et de deux bas-côtés, avec des voûtes en briques. Le chœur est la partie la plus ancienne. Il est percé de cinq baies de style gothique flamboyant. La sacristie a été construite au 19e siècle. Suite à un manque d’entretien, l’église, en mauvais état, a fait l’objet d’importants travaux vers 1880.

 

LES VITRAUX

Avec les grands travaux de la fin du 19e siècle, toutes les baies ont été dotées de vitraux. Nombre d’entre eux portent les noms des donateurs et la date de leur création (de 1878 à 1885) ainsi que la signature de Zénon Dez, peintre verrier.

Les vitraux de la nef comme ceux du chœur sont consacrés à la représentation de scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament mais la majorité des verrières représente des saints et des saintes choisis par les commanditaires.

Un vitrail attire l’attention, le deuxième sur la droite à partir de l’entrée. Il évoque un saint vénéré localement :
Saint Rouin, moine ermite fondateur de l’Abbaye de Beaulieu-en-Argonne au 7e siècle, avec une auréole de couleur rouge, portant une croix dans sa main droite et un bréviaire dans sa main gauche. À ses pieds se trouvent une canne crosse et une mitre ornée de deux croix. À l’ermitage de Saint-Rouin, en forêt de Beaulieu, un pèlerinage est encore organisé chaque année en septembre. Sur cette verrière Saint Antoine est également représenté.

Une autre figuration originale est visible sur un vitrail daté de 1879 surplombant la porte d’entrée de l’église : un prêtre donne l’instruction religieuse à un élève assis à un pupitre.

Crédits photos : Jean Vigouroux ; Phillipe Gille

Sources : Association Les Amis du Patrimoine des Charmontois