
Érigée en 1776 , l’église s’élevait à l’emplacement d’un établissement primitif détruit pour cause de vétusté. Jusqu’en 1888 elle était entourée du cimetière. Elle servit d’infirmerie en 1914-1918 et fut fortement endommagée lors des bombardements de 1916. L’édifice actuel a été reconstruit en pierre en 1922 selon un plan simple et sans fioritures. La nef de 20m sur 13 est un beau vaisseau de bois, avec son plafond peint à caissons.
L’église est consacrée à Saint Basle dont le village tire son nom. Saint Basle était moine et ermite à Verzy (Marne). Missionnaire itinérant, il est réputé évangélisateur à Dombasle et en Lorraine. Il séjourna ici près d’une source qui portera ensuite son nom.
LES VITRAUX
Ils datent également de la reconstruction. C’est un ensemble homogène réalisé par l’Atelier Jacques Benoît, Maître-verrier de l’Ecole de Nancy (Art nouveau), réputé et particulièrement sollicité dans la période immédiate d’après-guerre. Il a réalisé des vitraux très variés, de style comme de techniques pour les édifices religieux comme civils. Conformément au désir des commanditaires locaux le style ici est assez classique.
L’iconographie est marquée par une volonté de représenter des scènes pieuses, tirées pour la plupart des Evangiles.
Cependant deux vitraux attirent l’attention par la référence à des épisodes très locaux de vénération :
– Immédiatement à gauche du chœur, un vitrail est consacré à St Basle patron de la paroisse. Il est ici représenté apposant la main sur le visage d’un enfant de 12 ans, aveugle, qu’il guérit miraculeusement.
– le deuxième vitrail original, sur la droite en entrant, représente la découverte de la statue de Notre Dame de Benoîte-Vaux, qui fait l’objet d’un culte et d’un pèlerinage à 25 km de là.
On peut aussi voir dans l’église :
– la fresque derrière l’autel du chœur représentant un autre miracle : St Basle sauvant un sanglier poursuivi par des chasseurs
– une statue en bois doré représentant l’Immaculée Conception, du 19e siècle. La Vierge Marie est représentée descendant du ciel et foulant aux pieds le serpent tentateur
– deux rosaces polychromes, insérées dans le plafond, évoquant Dieu le Fils et Dieu esprit. Le pélican, qui déchire sa poitrine pour nourrir ses petits de son sang est, dans la tradition chrétienne, le symbole du sacrifice du Christ.
A l’extérieur, les portes pourraient provenir de l’ancienne église du 18e siècle , comme le suggèrent les médaillons de style baroque et la pierre sur le côté droit, datée de 1774. La pierre fait mention de probables donateurs pour la fondation de l’église : Pierre Namin et Marie-Catherine Havette.
Crédit Photo : P. LOISEAU
