L’église actuelle date de 1866-67. Elle est de style néo-roman, en pierre et en bois. Endommagée pendant la 1ère Guerre Mondiale, elle a été restaurée en 1923.

Sous l’autel se trouve le monument aux morts du village.

 

LE VITRAIL

Lors de la reconstruction de l’église en 1923, un vitrail, œuvre de Joseph Benoît, maître verrier de l’École de Nancy, évoque un épisode marquant de la vie du village, situé à proximité immédiate du front : l’explosion du dépôt de munitions situé en face de l’église. Ce terrible accident mit le feu à une partie du village en décembre 1914.

Ce vitrail représente l’apparition de Saint François d’Assise à un soldat mourant. Au second plan, la fontaine et l’église du Neufour, sous les bombardements.

En agréant cette image, la société coopérative de reconstruction des églises dévastées du diocèse de Verdun a, sous l’influence de son évêque, monseigneur Ginisty, voulu rappeler aux habitants de cette paroisse que, déjà au XIIe siècle, ce saint homme, qui avait été blessé et fait prisonnier à la guerre contre la principauté voisine de Pérouse, préconisait, malgré tout, le pardon et la fraternité universelle.

 

L’Atelier Benoit

De 1912 à 1921, Joseph Benoit (1871- 1939) fut associé avec un autre maître verrier lorrain, Georges Janin (1884- 1955). Les deux artisans réalisèrent notamment les vitraux de l’église Notre- Dame-de-Lourdes à Nancy.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, pendant la période de la reconstruction, les commandes de vitraux religieux affluèrent. D’un commun accord, les deux partenaires décidèrent alors de se séparer. En 1921, Joseph Benoit créa son propre atelier de vitraux à Nancy.

 

Sources: «La Sève», lettre mensuelle de la paroisse St Baldéric «Monuments de Lumière» éditions Musées de la Meuse 1998